Samedi 16 août 2008
                                                                       
SYNTHÈSE ET RECOMMANDATIONS

 

 

Tbilissi fait preuve d’imagination dans sa tentative de résoudre le conflit qui divise la Géorgie et l’Ossétie du Sud ; sa nouvelle stratégie pourrait cependant se retourner contre elle, et les fréquents incidents dégénérer, à moins qu'elle n’avance prudemment et n'engage toutes les parties. La Géorgie est déterminée à résoudre le conflit mais selon un agenda qui lui est propre et sans doute d'une manière trop précipitée. Les autorités alternatives dirigées par Dimitri Sanakoev et installées dans la région administrée par la Géorgie au sein de la zone de conflit perturbent les intérêts de l’Ossétie. Sous estimer les aspirations ossètes au régime d'Edouard Kokoity à Tskhinvali serait une erreur. Tbilissi devrait renouer le dialogue avec Tskhinvali, alors que M. Sanakoev tente de s’assurer une crédibilité auprès des Ossètes.

Depuis la reprise des hostilités à l’été 2004, la confiance entre Géorgiens et Ossètes est au plus bas et la stabilité sans cesse menacée. Les deux parties envisagent le conflit de manière différente, sont suspicieuses l'une à l'égard de l'autre et surtout, se font piéger par des peurs contradictoires au sujet des calculs stratégiques de l'autre. Malgré la signature de nombreux accords par le passé, les négociations sont au point mort.

La frustration de la Géorgie quant au rôle joué par la Russie a atteint un niveau sans précédent. La première considère qu’elle est en conflit avec Moscou, et non pas avec les Ossètes, et que l’assistance fournie par la Russie à Tskhinvali, ainsi que la présence de militaires au sein des autorités de facto sont autant de signes du manque d’honnêteté de la Russie en tant que médiateur dans le processus de paix. Tbilissi a pris des mesures radicales avec pour objectif de changer le statu quo sur le terrain ainsi que le format des négociations et de maintien de la paix qui, selon elle, accordent trop de poids à la Russie. Elle devrait cependant s’intéresser davantage aux conflits externes et internes en parallèle. Il est légitime de vouloir limiter le rôle de la Russie mais cela ne résoudra pas les problèmes interethniques et ne satisfera pas aux aspirations ni aux craintes ossètes.

La Géorgie doit travailler à son image. L’autorité de Tskhinvali dépend de la Russie, mais les Sud-Ossètes considèrent cette dépendance comme une nécessité et se méfient de la réunification avec la Géorgie. Les différentes initiatives de paix lancées par Tbilissi depuis 2004 sont perçues comme ayant pour objectif premier de montrer les bonnes intentions de cette dernière à la communauté internationale et donc de lui laisser la liberté de trouver une solution qui lui convienne.

La Russie devrait renoncer à soutenir unilatéralement le gouvernement sud-ossète de facto d’Edouard Kokoity et reconnaître à nouveau formellement l’intégrité territoriale de la Géorgie. La Russie et Tskhinvali devraient admettre que Tbilissi n’accepte pas sa position d’infériorité dans le format de négociations et de maintien de la paix actuel, et qu’elle ne souhaitera pas s’engager dans une véritable approche progressive sans que ce format ne soit modifié. Si aucun changement n’est négocié, le processus politique pourrait être anéanti. Un rôle plus important devrait être attribué au dialogue direct entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud et de nouvelles tierces parties, telle l’UE, devraient être inclues.

Tbilissi devrait signer un accord l'engageant au non-usage de la force et elle a besoin, si elle veut être rassurée quant au rôle de Moscou, d’un système d’observation des déplacements de la Russie vers l’Ossétie du Sud par le tunnel de Roki. La plupart des incidents menaçant la sécurité dans la zone de conflit sont liés à l'origine à des activités criminelles ; les parties devraient travailler ensemble à la mise en place d'une surveillance policière commune incluant une présence internationale, si possible européenne,  mais aussi la Russie. Ceci pourrait à terme transformer les Forces conjointes de maintien de la paix (JPFK), une mission de grande envergure assez peu dynamique, en un outil plus réduit de gestion des crises.

Le seul domaine qui connaisse une coopération concrète dans la zone de conflit est celui des projets économiques coordonnés par l’OSCE. Les bailleurs de fonds se sont engagés à hauteur de 7,8 millions d’euros pour la réhabilitation et le développement mais Tbilissi et Moscou ont également investi massivement dans des programmes unilatéraux. Certes des initiatives concurrentes peuvent conduire à l’amélioration de la situation matérielle locale mais elles n'aident ni au renforcement de la confiance, ni à la résolution du conflit.

RECOMMANDATIONS

À toutes les parties (géorgienne, sud-ossète, nord-ossète, russe) de la Commission mixte de contrôle :

1.  Se mettre d’accord sur les modifications du format de négociation qui mettent en avant un dialogue direct entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud et mettre l’UE sur un pied d’égalité avec la Russie et l’OSCE.

2.  Éviter toute rhétorique provocatrice.

3.  Établir un poste d’observation commun à l’OSCE et aux Forces conjointes pour le maintien de la paix à Didi Gupta, s’accorder sur un système de surveillance qui convienne à toutes les parties pour le tunnel de Roki et signer un accord de non-usage de la force.

4.  Mettre en place une surveillance policière conjointe, composée d’un élément civil international, incluant la Russie, réduire progressivement la mission des JPKF et la remplacer à temps par un mécanisme flexible de réponse aux crises.

5.  Promouvoir la coopération et la confiance interethniques en mettant en œuvre le développement et la réhabilitation économiques grâce aux efforts communs du Programme de réhabilitation économique (PER) coordonné par l’OSCE, plutôt que des projets unilatéraux concurrents.

À la Géorgie et à l’Ossétie du Sud :

6.  Démanteler les fortifications, enlever les mines, remblayer les tranchées et évacuer tout matériel ou personnel non-autorisé de la zone de conflit.

7.  Laisser les JPKF et/ou l’OSCE effectuer librement des patrouilles dans toute la région sous responsabilité des JPKF.

8.  Ôter de la zone de conflit les postes de forces de l’ordre non-autorisés.

9.  Réinstaurer le Centre spécial de coordination des forces de l’ordre et améliorer sa capacité opérationnelle ; organiser des programmes de formation des forces de police conjointes et des réunions des chefs de police régionaux ; et instaurer des patrouilles conjointes de police ainsi qu’un mécanisme d’enquête criminelle commune.

À la Géorgie :

10.  Se concentrer sur la restauration de l’intégrité territoriale en rétablissant la confiance de manière progressive et non sur la détermination précipitée d’un statut.

11.  S’engager dans un dialogue concret avec les autorités de facto de Tskhinvali, tout en donnant suffisamment de temps à M. Sanakoev pour asseoir sa crédibilité auprès des Sud-Ossètes.

12.  Respecter les aspirations ossètes à l’auto-détermination et leurs craintes en matière de sécurité ; examiner des stratégies de réconciliation et prévoir une déclaration officielle exprimant des regrets quant aux injustices passées.

13.  Mettre en œuvre la loi sur la restitution de la propriété et la compensation.

14.  Affecter l’aide à la réhabilitation économique aux programmes coordonnés par l’OSCE au moins dans une mesure équivalente aux programmes unilatéraux.

Aux Ossètes :

15.  Construire une société pluraliste et ouverte et débattre avec Tbilissi des modifications concernant les modalités des négociations et du maintien de la paix.

À la Fédération russe :

16.  Encourager Tskhinvali à être plus tolérante quant aux modifications du format de négociation et de maintien de la paix.

17.  Encourager les deux parties à mettre en place des mesures de démilitarisation vérifiables.

18.  Suspendre les programmes de réhabilitation économique qui ne bénéficient qu’à la partie ossète.

À la communauté internationale :

19.  Mettre en place un groupe consultatif informel (comprenant au moins l’UE, les États-Unis et la Russie) afin d’assister les parties, par exemple en développant de nouvelles idées, et en affectant de nouvelles ressources économiques à la zone de conflit uniquement dans le cadre de projets communs.

Par ERNEST - Publié dans : Actualite
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Vendredi 15 août 2008
Conflits et leurs frontières avec la Russie.




  Le passage du Caucase.
L�un des points de passage entre l'Europe et l'Asie se trouve là, à cheval entre Mer Noire et Mer Caspienne , comme un isthme et c'est cela que l'on appelle le Caucase.


  Le Caucase.
Le Caucase est une chaîne de montagne, dont les monts Elbrouz et Kazbek dépassent les 5OOO m.Le Petit Caucase, qui culmine avec le Mont Ararat, est situé en Turquie, là où la tradition biblique fait échouer l'Arche de Noé. Entre les deux, un couloir joue un rôle de passage historique et économique : la plaine de Colchide, à l'Ouest, et la steppe de l'Azerbaïdjan à l'Est, avec deux fleuves principaux, la Koura et l'Araxe.


  Les nouvelles indépendances du Caucase.
Au nord de ces montagnes, on trouve le Caucase russe avec la Tchetchenie . Au sud, les trois États devenus indépendants à la fin de l'Union soviétique, en I99I : la Georgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan.


  La Géorgie.
La Géorgie est un petit pays très montagneux, très forestier, avec seulement 20% des terres cultivées de vignes, fruits, thé, avocats et tabac. Elle ouvre sur la mer Noire, avec Poti, port de pêche et de commerce, et siège de la base navale géorgienne, et le port de Batoumi plus au sud, pour l'exportation du pétrole d'Azerbaïdjan. La capitale s'appelle Tbilissi. Ce fonctionnement théorique est en fait désorganisé par la situation économique et politique.


  Les difficultés géorgiennes : économie et population.
Depuis l'éclatement de l'URSS, plus personne ne s'intéresse aux productions industrielles géorgiennes de pointe comme les avions ou les locomotives. Ensuite, la dépendance énergétique reste très forte, et la fréquentation touristique sur la côte d'Abkhazie est en baisse à cause de la situation politique. Pour comprendre la situation politique, il faut prendre en considération les 5 millions et demi d'habitants composés de Géorgiens, d�Arméniens, de Russes, d�Azeris , d�Abkazes et d�Ossètes, répartis sur un territoire grand comme à peu près deux fois la Belgique, à peu près 7O OOO km 2.


  Le conflit ossète.
Au moment de la proclamation d'indépendance en I99I, les régions de l'Abkazie et de l'Ossétie du sud entrent en conflit avec le pouvoir de Tbilissi.L'Ossétie du sud demande son rattachement à l'Ossétie du nord, c'est à dire à la Russie, ce qui conduit à des affrontements militaires violents, calmés ensuite par l'arrivée, après un accord de la Géorgie, de troupes russes en Ossétie du sud.


  Le conflit abkhase.
Les abkhazes réclament leur indépendance en 1992, et entrent pour cela en guerre avec les Géorgiens. Ce conflit en Abkhazie ferme la principale route de passage et de commerce entre la Géorgie et la Russie et condamne le tourisme. Ajoutons que les Abkazes, minoritaires en Abkhazie, sont soutenus militairement par la Russie.Depuis l'indépendance, la vie politique géorgienne est conditionnée par ces nationalismes ossètes et abkhazes qui pèsent sur la réorganisation du pays, et qui sont une opportunité de manoeuvre pour la Russie.


  L�Arménie.
L'Arménie est le plus montagneux des trois pays du Caucase, située sur un plateau récemment secoué lors du séisme de 1988. L'Arménie fait près de 30 000 km2 - c'est le plus petit des états issus de l'URSS. Ses 3,4 millions d'habitants ne représentent qu'une toute petite partie de la population arménienne totale, puisque avec la diaspora, la population arménienne dans le monde est de 6,5 millions de personnes. Les arméniens sont des chrétiens, dits de rite grégorien.


  Le conflit du Haut Karabakh.
La petite Arménie a évidemment servi de refuge aux Arméniens fuyant la 1ère guerre mondiale, aux rescapés du génocide arménien mis en oeuvre par les Turcs en 1915 et aujourd'hui aux populations qui fuient le conflit du Haut Karabakh. Le Haut Karabakh est une région au coeur de l'Azerbaïdjan, où vivent une majorité d'arméniens et, de ce fait, revendiqué par l'Arménie qui l�occupe. Un si étrange découpage territorial remonte en fait aux Britanniques en 1919 et fut ensuite confirmé par Staline, le but, des uns comme des autres, étant évidemment de diviser.


  Le potentiel industriel arménien.
Le potentiel économique est réel pour l'Arménie : l'industrie est concentrée sur un petit périmètre autour de Erevan, la capitale : aluminium, chimie, industries mécaniques et électriques, informatique et microbiologie.


  Les enclavements arméniens.
La situation économique est rendue difficile par l'enclavement géographique du pays, accentué d'ailleurs par une sorte d'enclavement politique avec la proximité de deux voisins plutôt hostiles : l'Azerbaïdjan et la Turquie.


  L� Azerbaïdjan.
Troisième pays du Caucase, l'Azerbaïdjan.


  L�Azerbaïdjan industriel.
L'Azerbaïdjan couvre 87 000 km2 pour une population de 7 millions et demi d'habitants. Les azeris sont un peuple turcophone, shiites en majorité, vivant dans un territoire divisé en deux morceaux dont le Nakitchevan, qui est enclavé entre l'Arménie et la Turquie. La capitale est Bakou, c'est le plus gros ensemble industriel du pays, matériel électronique, acier, chimie, mais surtout raffineries et fabrication de matériel pétrolier.


  L� Azerbaïdjan agricole.
Dans la plaine centrale sont cultivés coton et céréales, et à la pointe sud-est du pays, du riz, des agrumes, du thé, et de là, est pêché l'esturgeon. Au Nakhitchevan, l'enclave en Arménie, on cultive du tabac, des fruits et de la vigne.


  Les confliits azéris.
Aujourd'hui, ce qui domine la politique azérie, c'est d'une part la perte du Haut-Karabakh et les défaites contre les arméniens, qui sont très dures pour le moral de la population, et d'autre part une sorte de double pression des intérêts pétroliers et de la Russie.


  Les conflits caucasiens.
Donc, au fond, trois conflits à retenir pour comprendre ce qui se passe dans le Caucase : entre la Géorgie et les ossètes, la Géorgie et les abkhazes et des conflits entre l'A
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Vendredi 15 août 2008

Mikheil (Nikolozis dze) Saakachvili (en géorgien (ka) მიხეილ ნიკოლოზის ძე სააკაშვილი), né le 21 décembre 1967 est un homme politique Géorgien, actuel Président de Géorgie. Il succéda à Nino Bourdjanadze, l'actuelle présidente par intérim, le 25 janvier 2004. Saakachvili fut élu pour remplacer (officiellement) le Président Edouard Chevardnadze qui se désista lors de la Révolution des Roses de Géorgie en 2003, révolution menée par Saakachvili et ses alliés politiques majeurs, Burjanadze et Zourab Noghaïdeli. Saakachvili démissionne de ses fonctions le 25 novembre 2007, afin de se re-présenter à l’élection présidentielle anticipée prévue pour janvier 2008. Jusqu'au 21 janvier 2008, date de la prestation de serment du nouveau président géorgien, l'actuelle président du Parlement de Géorgie, Nino Bourdjanadze, est président par intérim.

Le 5 janvier 2008, il est réélu au 1er tour avec 53,4% des voix selon les résultats finaux publiés par la commission électorale contre 25,67% à son principal rival, Levan Gatchetchiladze. Néanmoins, le responsable de la commission électorale a indiqué lors d'une interview pour un journal allemand que des fraudes ont eu lieu pendant cette élection.

Suivant les sources, l'orthographe de son prénom varie du Russe Mikhail au géorgien commun Misha, un hypocorisme pour Mikheil, celle de son nom pouvant être transcrite avec l'orthographe anglo-saxonne Saakashvili, en passant par la transcription Mixeil Saakašvili.

Il est marié à Sandra E. Roelofs, d'originie néerlandaise, et a eu deux fils, Eduard et Nikoloz. En plus de sa langue maternelle, le géorgien, il parle également couramment le français, l'anglais, le russe et l'ukrainien. Il maîtrise également l'abkhaze et l'ossète (ces deux langues étant parlées par des minorités en Géorgie).

 

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Lundi 4 août 2008

Obama pledges to recognize Armenian genocide if elected president

Wednesday, January 23, 2008
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ÜMİT NGİNSOYfile:///C:/Users/MICHAEL/Desktop/Sen.%20Barack%20Obama%20Discusses%20Armenian%20Genocide%20....flv
WASHINGTON - Turkish Daily News

  Senator Barack Obama, one of the Democratic Party's top presidential hopefuls, has pledged to recognize the World War I-era killings of Armenians in the Ottoman Empire as "genocide" if elected president.   "As president, I will recognize the Armenian genocide," Obama said in a statement posted on his Web site last weekend after a meeting with leaders of the Armenian National Committee of America (ANCA), a group representing mainly radical U.S. Armenian organizations."As a U.S. senator, I have stood with the Armenian American community in calling for Turkey's acknowledgement of the Armenian genocide," he said, citing examples of his efforts to that end over the past three years.He also called on Congress to endorse two pending genocide legislations, one in the House of Representatives and the other in the Senate. "As a senator, I strongly support the passage of the Armenian genocide resolution," he said.The House bill passed the Foreign Affairs Committee in October but did not come to a floor vote after President George W. Bush's administration warned the Democratic congressional leadership that its approval would greatly hurt U.S. strategic interests in Iraq and the Middle East. Turkey has warned that it will curb its military support for the United States in the region if the resolution passes in Congress.

  Armenians push candidates:

  Obama also pledged to put an end to "Turkish and Azerbaijani blockades" of Armenia as president."Armenian American voters welcome Senator Obama's powerful call for real change in how our government addresses the core moral and foreign policy issues that hold such great meaning for our community," said ANCA Executive Director Aram Hamparian.Obama's remarks came as he and his top rival Senator Hillary Clinton approach key primaries and caucuses in South Carolina and Florida later this month and in 22 states on Feb. 5. In some of those states, most notably California, U.S. Armenians are a considerably large and vocal community. U.S. Armenians are pressuring Democratic and Republican presidential hopefuls to announce their positions on Armenian-related issues before those crucial primaries and caucuses. ANCA has urged U.S. Armenians to select the presidential candidates most sensitive on Armenian matters.

  Candidates' records:

  As senator, Obama signed a letter to Bush three years ago calling for U.S. recognition of Armenian genocide claims. Until his endorsement this weekend of the genocide resolution pending in the Senate, however, he was not a cosponsor of the bill.Clinton, on the other hand, cosponsored that resolution, however she publicly voiced reservations about the adoption of the pending House resolution in an October meeting with the Boston Globe editorial board, prompting Armenian criticism.John Edwards, a third Democratic presidential hopeful, who is trailing Clinton and Obama is a staunch defender of the Armenian cause.Among Republican contenders, Rudy Giuliani issued genocide proclamations when he was mayor of New York in the late 1990s and early 2000s.Senator John McCain has consistently opposed genocide resolutions, and former Arkansas Governor Mike Huckabee and former Massachusetts Governor Mitt Romney are not known as pro-Armenian politicians. 


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Lundi 4 août 2008

McCain refuses to pledge recognition of Armenian genocide

Tuesday, February 5, 2008
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The other leading Republican candidate Romney has also so far declined to back the Armenian cause

ÜMİT ENGİNSOY
WASHINGTON - Turkish Daily News

U.S. Armenians have failed to win a pledge from Sen. John McCain, the Republican frontrunner in the race for the U.S. presidency, to recognize World War I-era killings of Armenians in the Ottoman Empire as "genocide," after winning such promises from Democratic presidential hopefuls Barack Obama and Hillary Clinton.   In a weekend letter to the Armenian National Committee of America (ANCA), the largest and most radical U.S. Armenian group, McCain qualified the Armenian deaths as a "tragedy," falling well short of Armenian demands that the killings be branded as genocide."It is fair to say that this tragedy, the brutal murder of as many as one and a half million Armenians under the rule of the Ottoman Empire, has also been one of the most neglected," McCain said in his letter, according to an ANCA statement."The suffering endured by the Armenian people during that period represented the prologue to what has come to be known as humanity's bloodiest century," he said.McCain's remarks echoed President George W. Bush's statements on each April 24 in recent years, the day of commemoration of Armenian deaths. Armenians have strongly criticized Bush for what they see as the weakness of his statements and for opposing congressional efforts for genocide recognition.In his long career in the Senate, McCain has also consistently refused to back Armenian genocide resolutions.

Other Republican Romney:

Former Massachusetts Governor Mitt Romney, McCain's main rival in "Super Tuesday" primaries and caucuses in more than 20 states today, so far has not responded to ANCA's request to comment on last century's Armenian killings."To date, the Romney for president campaign has not issued any statement on issues of concern to the Armenian American community," ANCA said. It said Romney's campaign had only shared copies of proclamations he had made during his tenure as Massachusetts governor. "While the first three statements during his four years in office properly described the Armenian Genocide as genocide, his fourth and final statement refrained from using the accurate terminology," ANCA said.Failing to win backing for its cause, ANCA so far has declined to endorse any Republican candidate. The Republican candidates' positions were in sharp contrast with remarks made by Obama and Clinton.

Obama to benefit from Armenian vote:

Both presidential hopefuls have pledged to "recognize the Armenian genocide as president." They also voiced backing for the passage of two genocide resolutions pending in Congress. Still, ANCA announced last week that it was supporting Obama in the race against Clinton. The Armenian Public Affairs Committee, or Armenpac, has announced its endorsement for Clinton, but its influence is much less than that of ANCA.In nation-wide polls, McCain was well ahead of Romney just on the eve of Super Tuesday, while Clinton and Obama were tied.The Republican Party is holding primaries and caucuses in 21 states today. A total of 22 states and American Samoa will simultaneously see Democratic primaries and caucuses

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